Le 17 mai marquera une date capitale dans la vie du club londonien. En effet, le plus français des clubs anglais va jouer sa première finale de Champions League, au Stade de France. Foot Mercato a donc décidé de réaliser un Gros Plan sur l'effectif actuel d'Arsenal, afin de vous faire saliver à l'avance, chers lecteurs, à 12 jours de l'événement du football européen 2006. Vous êtes prêts à devenir incollables sur les hommes de coach Wenger ? C'est parti.
Woolwich Armaments
Comment ne pas commencer par un très court rappel historique : en 1886, la société anglaise d'armement Woolwich Armaments créa sa propre équipe de football, afin d'occuper ses travailleurs durant leurs pauses. Le niveau fût tel que le club se hissa rapidement en seconde division anglaise, puis déménagea dans le nord de Londres, pour ne plus garder que le nom d'Arsenal. La bouche de métro de même que le quartier du stade d'Higbury portent d'ailleurs le nom du club. Après cette brève introduction, venons-on maintenant à l'identité de l'équipe actuelle.
« Le plus difficile n'est pas de monter, mais en montant, de rester soi » Jules Michelet.
Un homme a façonné, depuis 10 ans, le visage des Gunners. Cet individu a su apposer sa griffe à un style de jeu très caractéristique, basé sur le mouvement des joueurs sans ballon, la disponibilité et la recherche d'espaces au sol. Juste avant qu'Arsène Wenger ne pose ses valises à Londres il y a près de 9 ans en provenance du Japon, on parlait du Boaring Arsenal (ennuyeux), une équipe capable de faire fuir ses propres fans à cause d'un jeu non ambitieux. Depuis, les choses ont bien changé.
Malgré une saison moins belle que les précédentes en Premier League, le collectif Gunner a réussit à se hisser au rang de sérieux prétendant au titre européen. Face au redoutable FC Barcelone qui a envoûté l'Europe depuis 2 saisons, le Arsenal Football Club s'appuiera tout d'abord sur une défense surprenante, aussi solide qu'inattendue.
Voilà ce qu'aurait due être la défense des Gunners cette saison : le duo Kolo Touré, Sol Campbell en défense centrale, entourée des latéraux expérimentés Ashley Cole et Lauren. Que Nini ! Les Cole, Lauren et Campbell tous trois blessés la majeure partie de la saison ont laissé place à 3 trouvailles d'Arsène Wenger.
Tout d'abord, le robuste déménageur central Philippe Senderos. Finies les actions fébriles et les relances dans le paquet pour l'international helvétique. L'impressionnant gabarit s'est révélé très sur et adroit depuis 3 mois. Que dire de la reconversion de Mathieu Flamini, milieu de terrain défensif arrachés à l'OM, devenu provisoirement l'un des meilleurs défenseurs latéraux du vieux continent. Quant à Emmanuel Eboué, l'international ivoirien, inconnu venant de Beereven, il ne surprend plus, il impressionne sur son côté droit.
A noter que le vieillissant Sol Cambell pourrait être titulaire en finale, Senderos ayant souffert d'une petite blessure face aux Spurs la semaine passée. L'anglais est loin de faire l'unanimité cette saison à Higbury...Sur le banc le jeune suisse Yohann Djourou peut entrer à tout moment, même s'il doit encore apprendre. Le gardien allemand Jens Lehmann, auteur de nombreux arrêts décisifs pourrait bien être le meilleur Gunner cette année.
Passons maintenant au milieu de terrain, où les stars fleurissent comment des jonquilles. Tout d'abord, le réel régulateur du centre, le thermomètre des Gunners, Gilberto Silva. L'international brésilien titulaire était endormit une bonne partie de la saison, mais a décidé de se réveiller il y a quelques mois, ce qui correspond au déclic londonien sur la pelouse du Real Madrid. Quand Gilberto joue bien, Arsenal joue bien, tout simplement.
Le joueur expérimenté est entouré de jeunes pousses : la sensation Francesc Fabregas, et l'espoir Abou Diaby. Le premier, catalan de naissance, est un véritable prodige précoce (lire notre article « L'avenir s'appelle Fabregas »), le second, surnommé le nouveau Viera, ne sera pas de la fête à Paris. Il souffre en effet d'une grave blessure (fracture de la cheville avec dislocation) causée par Dan Smith de Sunderland.
Viennent ensuite les milieux plus offensifs, spécialistes du débordement. Le probable ex-international français Robert Pires, visiblement en fin de carrière, n'a plus le pouvoir de percussion de ses 25 ans...Mais le Champion du Monde et d'Europe peut apporter à tout moment un coup de génie, comme ce tale et cette ouverture magistrale face à la Juventus Turin. Le sens de la pénétration de José-Antonio Reyes sera également un atout en finale. Trop versatile, l'espagnol peut aussi avoir des jours sans. Mais lorsqu'il est en forme, le sémillant sévillan est capable de transpercer toutes le défenses.
Nouvelle recrue biélorusse cette année, Alexander Hleb (surnommé Michel par le public français..) a mis du temps à s'adapter au jeu de Wenger et consorts, mais est devenu un atout majeur grâce à son inventivité. Quant à Freddy Ljungberg, l'idole d'Highbury fera tout pour faire oublier une saison en dessous de sa valeur.
Les attaquants remplaçants sont tous deux hollandais. Le légendaire Dennis Bergkamp, au club depuis 10 ans, jouera son dernier match en grenat, laissant ensuite le poste vacant de joker à Robin Van Persie, sa relève en Oranje.
Terminons ce passage en revue par la star de l'équipe, auteur de plus de 200 buts avec les Gunners (24 cette saison en Premiership). Thierry Henry est bel et bien l'arme fatale de coach Wenger. Le duel du français face au combattant Carles Puyol s'annonce hitchcockien. Ses appels de balle, sa vitesse et sa qualité de passe seront des atouts majeurs dans le schéma mis en place au Stade de France.
Voici l'équipe probable qui débutera le 17 mai à 20h45 :
Lehmann - Eboué, Flamini, Campbell, Touré - Fabregas, Gilberto, Reyes, Ljungberg, Hleb - Henry.
remplaçants : Almunia, Djourou, Van Persie, Bergkamp